
L'église date de la fin du 12° et début du 13° siècle, avant qu'Arjuzanx, ville royale, soit ceinte de fortifications durant les 12e et 14e siècles. Posée sur une petite butte, entre la route principale et le chemin de fer, l'église du bourg semble paisible.

L'architecture de l'église est "linéaire", sans transept ni abside.
Tel un donjon, le clocher porche est la solution intelligente pour se défendre des petites bandes armées sévissant à partir du 15ème siècle. Ce porche, indépendant de l'église a dû être construit quelques temps après puisqu'il est en ajout devant le clocher.
Cette masse comporte des archères sur les façades, ouvertures par lesquelles on tirait à l'arc.
Les fentes du bas sont droites avec un faible embrasement, celles du haut sont prévues pour de petites arquebuses.
Comme souvent durant notre siècle, les églises sont fermées en dehors des offices. Celle-ci ne déroge pas à la règle.
* En 2002, l'église Saint Jean Baptiste est inscrite aux Monuments Historiques.
La visite du clocher est interdite.

Une croix romane monolithique de la fin du XVII° se trouve à l'extérieur de l'église, sorte de calvaire représentant le Christ en croix et la Vierge à l'enfant.

| Le Christ, daté des 12e-13e siècles par la tradition locale et du 16e ou du 17e siècle dans l'arrêté d'inscription MH, paraît plus tardif encore si l'on en juge par le style classicisant de la sculpture, en particulier le modelé du torse. La statue aurait été cachée à la Révolution et retrouvée dans un bois des environs par un berger, selon un topos hagiographique bien connu. Mutilée et fragilisée, elle fut restaurée en 1858 par deux artistes de Mont-de-Marsan, le sculpteur Larrieu, qui "renforça le bois spongieux", et le peintre Louis-Anselme Longa (1809-1869), qui refit la polychromie à neuf. L'oeuvre était jadis l'objet d'une dévotion locale sous le nom de "St Christaou d'Arjuzanx" : son contact était réputé guérir les "christalines", maladie du visage des enfants en bas âge. Des indulgences attachées à cette pratique furent accordées par les évêques de Dax et prorogées jusqu'à la fin des années 1870 (Archives paroissiales d'Arjuzanx, registre de paroisse). |
En 1958 est découvert en perçant le mur nord un cercueil contenant un squelette portant aux talons de ses chaussures des éperons d'argent (visibles à la Société de Borda à Dax)
